mardi 12 août 2008
vendredi 13 juin 2008
jeudi 8 mai 2008
mercredi 16 avril 2008
Ne claquons pas la porte à la Chine
Les événements dramatiques du Tibet reposent de façon aiguë la question des rapports entre la Chine et le reste du monde. En qualité de Français d'origine chinoise, né en France, résidant en Chine, exerçant le métier de rapprocheur entre les entreprises des deux pays et m'efforçant chaque jour de lancer des passerelles entre les hommes et les cultures des deux mondes, je suis frappé de constater le gouffre qui se creuse entre eux. Jamais depuis longtemps l'incommunicabilité ne m'a parue aussi grande. En effet, ce n'est pas seulement une différence d'appréciation des valeurs qui sépare Occidentaux et Chinois, c'est surtout que les uns et les autres ne regardent pas les mêmes faits. Les premiers ne voient que la répression par la force brutale chinoise d'une révolte populaire tibétaine, mue par la foi et le désespoir, alors que les seconds sont révulsés par les photos des jeunes femmes venues de la Chine de l'intérieur travailler au Tibet et brûlées vives par des hooligans déchaînés. Comment s'étonner dès lors du dialogue de sourds auquel on assiste ?
André Chieng, PDG d'AEC
Les Echos, 09/04/08
jeudi 3 avril 2008
Back To Basics
Break Machine - Street Dance
(Henri Belolo / Jacques Morali / Fred Zarr / Keith Rodgers)
performed by Break Machine
produced by Jacques Morali and Henri Belolo for Can’t Stop Productions, NYC
Worldwide Publisher : Scorpio Music (Black Scorpio) Sacem.
P. 1984 CAN’T STOP PRODUCTIONS, INC., NYC
The BREAK MACHINE are:
Lindsay Blake, Lindell Blake, Cortez Jordan
On ne marche guère plus comme cela...
lundi 31 mars 2008
dimanche 30 mars 2008
Tibet : la guerre de l'information
C'est la contre-offensive médiatique. Alors que la clameur gronde en Occident contre la politique de Pékin au Tibet, le gouvernement chinois s'emploie de son côté à décrédibiliser, voire à ridiculiser, la façon dont certaines télévisions ou magazines occidentaux ont rendu compte des récents troubles sur le Toit du monde.
Cette contre-offensive chinoise a commencé dès le lendemain du 14 mars, quand la télévision nationale CCTV a diffusé un reportage tourné à Lhassa durant les émeutes. On y voit des émeutiers s'en prendre à tout ce qui est chinois dans les rues de la capitale tibétaine. Des boutiques sont mises à sac ou incendiées, des motocyclistes battus. Des commerçants fondent en pleurs. La violence des émeutes a été confirmée par plusieurs touristes étrangers, témoins de l'assaut de la vieille ville par des manifestants tibétains, moines inclus.
Un présentateur de l'émission de CCTV "Xinwen 1 + 1" a jugé systématiquement antichinois les médias de l'Occident. Un site Internet "anti-CNN" créé par un étudiant de l'université pékinoise de Qinghua, et que reprend le site du Quotidien du peuple, organe central du Parti communiste, conspue la façon dont la chaîne américaine de télévision en continu a couvert les événements du Tibet. Et attaque des magazines européens.
PHOTO RECADRÉE
Il est piquant de voir les médias officiels chinois, grands orfèvres en désinformation, se faire les chantres de la déontologie journalistique. Mais, en l'occurrence, ils ont beau jeu de dénoncer certains dérapages de la couverture occidentale. Car, sans préjuger d'une volonté délibérée de tromper leurs téléspectateurs ou lecteurs, certains médias ont fait montre d'un manque de professionnalisme ahurissant : sur le site de CNN, une photo, censée illustrer la répression chinoise, montre des camions militaires progressant dans des rues de Lhassa où sont visibles les traces des violences. En fait, si la photo n'avait pas été recadrée, on aurait vu, comme le montre le site "anti-CNN", des émeutiers lancer des pierres contre ces camions.
Pire : la "une" de l'hebdomadaire allemand Bild affiche, sous le titre "Plusieurs centaines de morts à Lhassa", une photo montrant des manifestants tibétains battus à coups de latte de bambou par des policiers... népalais au cours d'une manifestation à Katmandou, au Népal ! De son côté, la chaîne de télévision américaine Fox News, peu réputée pour son sérieux, a publié à la "une" de son site une photo de réfugiés tibétains à New Delhi évacués par des policiers indiens, avec comme légende : "Les Chinois ont fait parader dans les rues de Lhassa des prisonniers tibétains dans des camions."
CNN a reconnu que la mise en page du site avait pu induire le lecteur en erreur, mais soutient que sa couverture des troubles est restée impartiale. La chaîne allemande de télévision RTL qui a aussi utilisé des photos prises au Népal, a publié une lettre d'excuses.
Cette contre-offensive de Pékin rencontre un vif écho dans l'opinion chinoise, persuadée que l'Occident désinforme dans cette affaire. Sur la Toile, une lettre ouverte appelle les Chinois à se lever contre les "médias nazis des Goebbels de l'Occident" et s'insurge du fait que "la nation chinoise, amoureuse de la paix, raffinée et cultivée, a trop longtemps été la cible d'insultes".
Ailleurs, des blogueurs se sont lancés dans une diatribe anti-Sarkozy après les déclarations du chef de l'Etat français évoquant un possible boycottage de la cérémonie d'ouverture des JO. Certaines réactions versent dans un lyrisme outragé : "Les séparatistes tibétains sont plus cruels que des bêtes. (...). Un groupe d'ennemis venus de l'Occident cachent leurs mains noires derrière eux et l'on voit déjà leurs queues sortant de leurs cachettes."
Dernier épisode de la contre-attaque de Pékin : l'invitation à Lhassa de 26 correspondants de presse étrangers et chinois, bien encadrés. Mais l'opération de relations publiques a été troublée dans le temple du Jokhang par la manifestation d'une trentaine de moines bouddhistes contestant ouvertement la version officielle chinoise des événements. La guerre de l'information fait rage au Tibet.
dimanche 9 mars 2008
Le sens hunnique
Parti pour l'Asie centrale afin de trouver les origines de la langue hongroise, Alexandre Csoma de Körös (1784-1842) fut le premier Occidental à pénétrer l'Himalaya. Où il fondera, par hasard, la tibétologie. Un destin singulier, des Carpates au Zanskar, qui a passionné l'écrivain Sylvain Jouty.
Par Sylvain Tesson
Lorsque les tribus hunniques parvinrent à cheval dans la Puszta, elles tombèrent sur cet écriteau : « Ici l'herbe est bien verte. » Ceux qui savaient lire s'installèrent : c'étaient les Hongrois. Les autres continuèrent leur route vers le nord et devinrent les Finlandais. Cette colossale plaisanterie fait hurler de rire les mioches sur les bancs des écoles magyares mais aurait laissé de marbre le linguiste Alexandre Csoma de Körös. D'abord parce que ce fils de caporal sicule né en 1784 dans les marches des Carpates - c'est-à-dire nulle part, aurait grincé Jarry - était totalement dénué de sens de l'humour. Et surtout parce qu'il ne croyait pas à la théorie du rameau commun finno-ougrien, laquelle fait des Hongrois et des Finlandais des frères de sang, héritiers des clans ouralo-sibériens qui battaient les steppes avant de se mettre en branle vers le soleil couchant, il y a quatre mille ans. Ce calviniste cadenassé dans des constructions mentales obsessionnelles voulait pour son peuple une origine plus exclusive, au carrefour de l'Histoire et du mythe.
La langue des fils des Huns échappe à toute influence indo-européenne. Elle ne partage rien avec les idiomes voisins, slaves, balkaniques ou germaniques. Elle est une île qui a dérivé par les steppes et les siècles sans s'abâtardir dans la« cacophonie babélienne ». Pour Csoma, il suffit de remonter le fil jusqu'à la source. Il est convaincu que le berceau des Hongrois se trouve dans le territoire des Ouïgours, au coeur de la Tartarie, ce « vagin des peuples » selon Leibniz, matrice féconde qui vomit les hordes comme un chaudron la soupe. L'érudit carpatique croit que « le mystère du Hongrois renferme celui de toutes les autres langues. » Dans sa conception du monde, il y a les Huns et les autres. Mais plutôt que de chercher la confirmation de ses intuitions dans les bibliothèques, il répond avec un siècle et demi d'avance à l'injonction d'Ella Maillart : « Lire c'est bien, mais il faut aller voir. » Le descendant des Huns se met un jour en route à pied, seul, sans un sou, vers le Turkestan.
Csoma avait besoin de Sylvain Jouty. Le Hongrois est laconique, sa vie austère, ses recherches arides : il fallait qu'un marionnettiste au coeur large et à la plume rigoureuse s'impatronisât dans ce destin complexe, en démêlât les fils et fît jouer à son sujet la danse de l'aventure et de l'exploration sur les pistes hostiles de l'Asie intérieure.
Un chemin de croix
La marche du Magyar est un chemin de croix. Le ressac de son obstination se fracasse contre un double récif : celui des éléments et des administrations. Le Hongrois traverse déserts et hauts cols, visite Boukhara et Srinagar, se lie avec les princes, couche parmi les mendiants, fricote avec une théorie de personnages kiplingiens à qui seules les immensités de l'Asie du Grand Jeu pouvaient convenir. Il progresse, indifférent à tout ce qui ne concerne pas son ground zero magyar. Il sera finalement détourné de son but. Les potentats lui refuseront le passage. Un Anglais de la Compagnie des Indes lui suggérera de se consacrer à l'étude du tibétain. Csoma mettra son rêve entre parenthèses et, reclus au fond d'un monastère du Ladakh, il défrichera la tache blanche de cette langue, devenant malgré lui le meilleur tibétologue du monde. Les pages consacrées à ces années érémitiques sont bouleversantes. Le Hongrois se métamorphose en anachorète du savoir, en moine-soldat de la connaissance. Le travail ne le rend pas libre mais fou.
La biographie de Jouty ouvre des chemins lumineux dans le massif de l'Himalaya et dans celui de l'érudition. Elle s'appuie sur une vision du monde peuplée de signes, de clés, de fils invisibles tissés entre les siècles et les peuples. Les fleuves des idées y circulent dans des vallées de symboles. Csoma est passé à côté de son rêve. Mais celui qui aurait pu finir dans la poubelle de l'Histoire au côté des savants fous et des théoriciens ratés est devenu un héros. Jouty lui dresse un beau piédestal, un szobortalapzat , comme on dit chez les Huns.
« Celui qui vivait comme un rhinocéros. Alexandre Csoma de Körös (1784-1842), le vagabond de l'Himalaya », de Sylvain Jouty (Fayard, 340 pages, 20 E).
Le Point 12/07/2007 N°1817
mercredi 30 janvier 2008
Les Clefs du Royaume
« Il y a une chose qu'il ne faut pas oublier. Le Christ nous l'a enseignée. L'Église nous l'enseigne... mais on ne le dirait guère, à voir la plupart d'entre nous aujourd'hui. Si sa foi est sincère, nul n'est jamais perdu. Personne. Ni bouddhiste, ni mahométan, ni taoïste... même le plus noir des cannibales qui ait jamais dévore un missionnaire... S'ils ont la bonne foi, ils seront sauvés. Telle est la charité immense de Dieu. Pourquoi, des lors, ne se plairait-il pas à voir comparaître au Jugement Dernier un agnostique bon teint et à lui dire, avec un peu de malice :" eh bien ! Tu vois me voici, malgré tout ce que tu as pu croire. Pénètre dans ce
Royaume, dont tu niais honnêtement l'existence." »
A.J. Cronin
lundi 21 janvier 2008
Total’s Response to the Erika Verdict Announced on January 16, 2008
Total is pleased that the last employee facing charges has been acquitted and that Total S.A. has been acquitted for reckless endangerment.
Total is disappointed that the Paris Criminal Court has imposed a fine for maritime pollution in the criminal proceedings and also ordered it to pay compensation to civil parties, especially since the court has acknowledged that the actual cause of the sinking was beyond Total’s control.
The court established that the sinking was caused by corrosion of the ship’s structures and that this corrosion resulted from gross negligence of which Total could not have been aware.
Total was found guilty of recklessness in its vessel inspection and vetting procedure. Total voluntarily introduced this procedure to enhance its shipping safety. It is therefore hard to understand how it could be found guilty for alleged shortcomings in a procedure not required by law. Furthermore, the company’s practices are compliant with standard industry practice.
To enhance efficiency and safety, international maritime law clearly separates the responsibilities of the main players in the shipping industry. The charterer is not responsible for inspecting and classifying vessels.
By assigning liability to Total, the court’s verdict could create confusion concerning the responsibilities of the players and have the contradictory effect of making shipping less safe.
Total would like to point out that it is a leading contributor to the IOPC Funds* and that all claims for compensation recognized by the organization have been settled. In addition, of its own initiative, Total spent more than €200 million to remedy as quickly as possible the consequences of the oil spill by cleaning up hard-to-access areas of the coastline, pumping out the cargo remaining in the wreck and treating waste generated by the coastal cleanup operation.
There are numerous grounds for appealing the verdict. Total has ten days in which to file an appeal.

